Quelque 350 réunions, près de 56 000 contributions reçues sur le site dédié… et un flot incalculable de critiques. C’est l’heure du dépôt de bilan pour le débat sur l’identité nationale, lancé il y a trois mois. François Fillon et ses ministres tenteront d’en tirer les conclusions ce lundi après-midi, lors d’un séminaire gouvernemental.
Cette réunion remplace le grand “colloque final” prévu jeudi dernier : alors que l’opposition avait vu dans l’annulation de ce rendez-vous, auquel devait participer Nicolas Sarkozy, le signe de l’embarras de la majorité vis-à-vis d’un débat aux multiples dérapages, il s’agit d’en sortir la tête haute.
“L’opinion jugeant que cette mesure est électoraliste et ne débouche pas sur grand-chose, il fallait essayer de sauver la face, analyse le politologue Arnaud Mercier. A défaut d’une grande synthèse publique, ce séminaire permet d’affirmer que le gouvernement, au moins, en tire des leçons.”
Eric Besson, qui s’est targué vendredi des résultats d’un sondage affirmant que, pour 76 % des Français, une identité nationale “existe”, répète que les discussions se poursuivront après les régionales, se dédouanant ainsi des accusations de visées électoralistes. Mais la réunion du jour devrait donner lieu à l’élaboration de mesures.
“Il faut une offre politique tangible, sinon on va dire que la montagne accouche d’une souris”, estime Arnaud Mercier. La mise en place d'un service civique pour les jeunes et la distribution d’un “livret citoyen” aux écoliers font partie des propositions.
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