L’île de Noirmoutier a été touchée par une "mini-marée noire" ce week-end. Au total, huit tonnes de galettes et de boulettes de fioul ont été collectés depuis vendredi, selon la préfecture de Vendée.
Au total, dix-huit chantiers de dépollution ont été mis en place sur le littoral de l’île, ainsi que les communes de La-Barre-de-Monts et Notre-Dame-de-Monts. Selon le sous-préfet, Jean-Marie Huftier, "le phénomène s’étend de manière réduite jusqu’à Saint-Jean-de-Monts", soit sur une trentaine de kilomètres.
Les résidus d’hydrocarbures, qui se présentent sous forme de boulettes et de galettes mesurant jusqu’ à 25 centimètres, ont été ramassés à la main par 102 pompiers, 29 agents municipaux et 14 agents du département.
"Dimanche midi, à marée haute sur la plage de la Coquelle, j’ai ramassé des boulettes sur une centaine de mètres", témoigne Lise Muller, vice-présidente de 12 sur 12, l’association de défense de l’environnement de Noirmoutier. "J’étais là pour l’Erika, ça n’a rien à voir", précise-t-elle. Le pétrolier s'était échoué au large de la région en 1999, provoquant de graves dégâts.
La préfecture n’a "pas d’indice" sur l’origine de la pollution de ce week-end. Il pourrait s’agir soit d’un dégazage sauvage de navire en mer, soit de résidus d’une marée noire plus ancienne, revenant à la surface en raison de la tempête et de la houle de ces derniers jours. "Cette hypothèse me paraît étrange. Ce serait la première fois que j'entends parler d'un tel phénomène, surtout s'agissant de l'Erika, qui date de dix ans, indique Antidia Citores, de l'association Surfrider Foundation. Je m'orienterais plutôt vers un dégazage." Une reconnaissance aérienne effectuée dimanche matin n’a relevé aucun indice de nappe d’hydrocarbures sur la mer.
Selon Jean-Marie Huftier, la dépollution manuelle a été efficace, puisque seuls quatre chantiers devraient être maintenus lundi. Il notait qu’il n’y avait pas eu de dépôts nouveaux dimanche par rapport à samedi.
Les résidus collectés vont être analysés. Une plainte a été déposée. La gendarmerie maritime de Brest est chargé de l’enquête.


































