Fidèle d’entre les fidèles de Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux est animé de la même réactivité que le chef de l’Etat. Vendredi, dans l’Oise, les corps de deux septuagénaires, victimes d’une sauvage agression, étaient découverts. Dès le lendemain, sur TF1, le ministre de l’Intérieur annoncaient que les “sanctions pénales seraient aggravées” contre les auteurs de violences sur les personnes âgées. Selon le parquet de Senlis, le double meurtre, vraisemblablement perpétré à l’arme blanche, est encore entouré de zones d’ombres. Lors de son intervention télévisée, Brice Hortefeux annoncait également l’instauration d’un dispositif Tranquillité senior. Ce plan aurait pour objectif d’organiser des rondes, grâce au concours de “réservistes”, autour des habitations des personnes âgées les “plus isolées et inquiètes”, a détaillé Brice Hortefeux.

MAM contre-attaque
Une annonce qui, bien qu’elle ait recueilli le soutien de Nora Berra, secrétaire d’Etat aux Aînés, n’a guère convaincu la garde des Sceaux. “Dire que les personnes de plus de 70 ans sont toutes des personnes fragiles ne me semble pas correspondre à la situation”, relevait ce dimanche soir Michèle Alliot-Marie, avant de souligner à juste titre que “les propositions en matière pénale sont faites soit par le ministère de la Justice, soit par les parlementaires”. Une façon polie de rappeler à chacun son domaine de compétence.