L’accueil de migrants dans un hangar de Calais aura été éphémère. Les altermondialistes de l’association No Border leur ont ouvert samedi, pour un concert, les portes d’un hangar aménagé. Le but était de faire de cet endroit "un lieu de résistance et de mise à l’abri où les migrants pourraient, le jour, prendre des cours et s’informer. En aucun cas il ne s’agissait d’en faire un centre d’hébergement, un ‘Sangatte bis’", expliquait ce dimanche Valentin de No Border.
Quelque 90 migrants y ont pourtant dormi dans la nuit de samedi à dimanche, le gymnase mis à leur disposition par la mairie étant fermé. Le hangar a été évacué ce dimanche vers 16h30 par les CRS, qui bouclaient le quartier depuis la veille. Dans les locaux, ne restaient plus qu’une poignée de militants de No Border, dont douze ont été interpellés avant d’être relâchés. Les migrants, partis chercher leur ration quotidienne de nourriture, n’ont pas été autorisés à y retourner.
Ce dimanche midi, Eric Besson avait affirmé qu'il ne laisserait pas se créer un "nouveau Sangatte", "qui servirait de base arrière aux filières mafieuses de l’immigration clandestine". De son côté, le premier adjoint au maire de Calais, Philippe Blet, a regretté "une provocation politique de gens qui ne sont là que pour faire un coup médiatique".
SoS Soutien ô Sans Papiers, qui loue le hangar géré par No Border, va porter plainte contre "les violences et l'expulsion du hangar", lors desquelles une militante a eu le nez cassé.






































