"La France ne pratique pas la vengeance." Au lendemain de la mort de Michel Germaneau, l'otage français de 78 ans tué par Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), le Premier ministre François Fillon est monté au créneau ce mardi sur Europe 1. Il y a notamment assuré que la France allait "renforcer le combat" contre cette organisation terroriste après l'échec du raid militaire mené au Mali jeudi dernier.

M.Fillon a commencé par répéter sa "certitude" quant au décès de l'otage, après que Nicolas Sarkozy lui-même ne soit déjà intervenu lundi matin pour le confirmer. Il a également indiqué que le corps de Michel Germaneau n'avait pas été retrouvé, exprimant même son scepticisme sur les chances que cela arrive. Avant de nier les informations d'un élu du nord du Mali qui évoquent une "décapitation" sous les yeux d'Abdelhamid Abou Zeid, le chef de l'unité radicale qui le détenait.

En écho aux déclarations du chef de l'Etat, qui prévenait que ce crime ne resterait "pas impuni", François Fillon a annoncé, sans apporter plus de précision : "Le combat contre le terrorisme continue et, en particulier contre l'Aqmi, il va se renforcer." "Nous avons des accords avec les gouvernements de la région et en particulier avec le gouvernement mauritanien, avec le gouvernement malien, pour traquer ces terroristes et les livrer à la justice", a-t-il poursuivi.

Concernant une menace terroriste sur la France, le Premier ministre s'est montré plutôt alarmant. "Le niveau d'alerte est très élevé, on est au niveau maximum du plan Vigipirate. On déjoue effectivement plusieurs attentats chaque année en France et dans les pays voisins et nous n'allons pas relâcher notre effort", a-t-il insisté.

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