François Fillon se démarque... mais pas trop. Alors que ses propos opposant le "sarkozysme" au "fillonisme", dans le Point paru jeudi, lui ont été reprochés par des proches de Jean-François Copé, l'ex-Premier ministre s'est fendu d'une déclaration pour mettre les choses au clair. Dans un texte transmis jeudi par ses proches à l'AFP, il souligne ainsi qu'il "rend hommage à Nicolas" dans cette interview. Mais en disant "aussi que nous sommes différents". "C'est pour cela que nous avons fait une bonne équipe pendant cinq ans. Très complémentaire. C'est une évidence", poursuit-il. Sa conclusion : "C'est la marque de fabrique du 'fillonisme' de dire la vérité. Ni flatterie ni mensonge. J'assume".


Le seul à ne pas aller à Nice

Cette franchise affichée ne devrait pas calmer les critiques des soutiens de Jean-François Copé. Après cette interview, dans laquelle François Fillon affirme que comparé au sarkozysme, défini notamment comme "une énergie considérable", le fillonisme "pourrait être une approche plus sereine et pragmatique des choses", Valérie Rosso-Debord et Sébastien Huyghe sont montés au créneau. Les deux cadres de l'UMP ont dénoncé une "prise de distance", voyant dans ces déclarations "en creux une définition somme toute très négative de l'ancien président de la République".


Ce week-end, François Fillon pourrait avoir les oreilles qui sifflent. Excusé après son accident de scooter, il sera le seul des prétendants à la présidence de l'UMP à ne pas participer à l'hommage rendu à Nice à Nicolas Sarkozy.