Contre toute attente, dans la nuit de mardi à mercredi, un vol en provenance de Londres, avec à son bord
vingt-quatre ressortissants afghans, a fait un crochet par Roissy-Charles-de-Gaulle pour embarquer trois hommes originaires de la région de Kaboul.
“Trahis”, “trompés”, certains laissaient hier éclater leur colère. C’est le cas d’Etienne Pinte, député UMP : “J’ai l’impression d’avoir été mené en bateau par Eric Besson et je ne vous cache pas que je suis très choqué. Mardi matin, il avait démenti tout départ d’un charter dans la journée et il ajoutait que, pour les vols vers l’Afghanistan, aucune date n’était arrêtée.”
Le ministre aurait-il changé d’avis dans la nuit ou tout simplement menti ? Interrogé ce matin, ce dernier a expliqué qu’un charter n’était constitué qu’à partir de dix personnes. Jouant ainsi sur les mots, il s’est défendu d’avoir trompé qui que ce soit.
Du côté des associations, l’inquiétude grandit : “Renvoyer des gens vers un pays en guerre est absolument inacceptable”, a déploré hier Pierre Henry, directeur général de France Terre d’asile. Inacceptable peut- être, mais désormais possible. Ainsi, Eric Besson a déclaré que le principe des reconduites forcées était désormais arrêté. Il a annoncé, au passage, de prochaines expulsions en direction de l’Afghanistan.
Arrivés à Kaboul hier dans l’après-midi, les trois hommes ont été pris en charge et devraient être conduits dans leur famille ou, à défaut, vers un hôtel.
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Mis à jour 21-10-2009 21:17
Expulsés en catimini
Trois migrants afghans ont été renvoyés dans la nuit de mardi à hier Eric Besson avait démenti la veille tout départ de charter
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