Dans le dossier des emplois fictifs, il ne restait plus à l'UMP qu'à s'exprimer. Associé, sans pour l'instant avoir donné son aval, au protocole d'accord visant à régler l'affaire à l'amiable, le parti de Nicolas Sarkozy devrait assumer la plus grosse part des 2,2 millions d'euros réclamés par la Ville, soit la somme de 1,65 million d'euros, quand Jacques Chirac, le principal prévenu de l'affaire, débourserait 550.000 euros.


Connues depuis sa révélation par Le Canard enchainé mercredi dernier, les modalités de l'accord n'avaient pas été commentées par l'UMP, mais en coulisse, certains membres du parti semblaient s'agacer de payer les "factures" du RPR.


Ce lundi, le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand, a annoncé qu'il proposerait au bureau politique de l'UMP de prendre en charge une partie du remboursement du préjudice subi par la Ville de Paris.


"Dans ces conditions-là, je réunirai dans les jours qui suivront un bureau politique, parce que je pense que c'est une décision politique importante et que cela doit se faire au nom de la transparence, et je proposerai, en tant que secrétaire général, la prise en charge des emplois qui étaient ceux utilisés à l'époque par le RPR", a déclaré Xavier Bertrand, soulignant la "vocation" du parti majoritaire "à être solidaire avec Jacques Chirac", rapporte l'AFP.


Le secrétaire général a précisé que la réunion du bureau politique à ce sujet attendrait que la mairie de Paris sollicite le Mouvement populaire "afin de savoir s'il compte intervenir et prendre en charge une partie des frais liés à ces emplois", a-t-il précisé.

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Poursuivi pour "détournements de fonds publics" et "abus de confiance", l'ancien chef de l'Etat et maire de Paris est soupçonné d'avoir eu recours à 21 emplois de complaisance, rémunérés par son cabinet entre octobre 1992 et mai 1995.