L'inquiétude grandit à Nantes depuis la disparition de Pauline Haldenwang. Cette jeune étudiante en communication de 24 ans n'a pas donné de signe de vie depuis le jeudi 26 avril. Ce jour-là, une de ses voisines avec qui elle a échangé quelques mots l'a vu quitter son appartement, situé rue Kléber (quartier Graslin), en début de soirée. C'est la dernière fois qu'on l'apercevra.
De corpulence mince et de taille moyenne (1,68 m), Pauline n'aurait emporté aucun papier, ni téléphone portable selon sa mère. "Elle avait laissé son sac à main avec tous ses papiers, son portable. Elle n’a jamais fugué. C’est quelqu’un de très posé. Ce n’est pas une jeune fille à problème" a-t-elle expliqué le 4 mai à la radio RMC.
La police, qui a ouvert une enquête pour "disparition inquiétante" a commencé des recherches le long des berges de la Loire à l'aide de chiens pisteurs et d'un hélicoptère. Décrite comme une personne angoissée à l'idée de rentrer dans la vie active, Pauline était depuis le mois de janvier dans une agence de communication nantaise. Selon la Nouvelle République, la thèse d'une disparition volontaire serait pour le moment privilégiée.
Ses amies se mobilisent
Parallèlement à l'appel à témoins du commissariat de Nantes, les amis, le petit ami et la famille de la jeune fille se mobilisent quotidiennement pour alerter les médias. Ces derniers ont placardé des affiches à Nantes, Rennes et Paris, dans le quartier de la gare Montparnasse. Aidés par de nombreux anonymes, ils ont également alerté via les réseaux sociaux. Dès le samedi 28 avril, de nombreux messages circulaient sur Twitter.
"Notre amie Pauline a disparu il y a 48h à Nantes, on est tous super inquiets. Merci de RT (retweeter) le plus possible", a posté l'une de ses amies. Un message similaire tourne également sur Facebook et une vidéo, relayée par Youtube, a également été postée sur le site de l'association Solidarité Alerte. Interrogée sur Europe 1, la mère de la jeune femme a aussi lancé un appel à tous les Nantais pour l'aider à retrouver Pauline.
Une piste envisagée
Si "les recherches progressent et qu'aucune piste n'est écartée" selon la police, les enquêteurs ne disposent pour l'instant "d'aucun élément ni de témoignage probant" selon une source proche de l'enquête. Pourtant, l'affaire avait pris un nouveau tournant une semaine après la disparition de Pauline avec le témoignage d'une automobiliste nantaise.
Selon le site Presse Océan, celle-ci aurait déclaré avoir déposé une femme correspondant à son signalement à l'entrée de la ville de Challans, en Vendée. Un groupe d’amis serait d’ailleurs actuellement sur place mais aussi à La Rochelle pour diffuser leur appel à témoins. La conductrice aurait pris contact avec les parents de l'étudiante, résident à Niort. "Mais après enquête", il s'avérait que cette auto-stoppeuse "n'était pas Pauline", selon cette même source.
Cette disparition est d'autant plus inquiétante qu'elle constitue la deuxième en moins de trois semaines à Nantes. Depuis le 15 avril, André Poitevin, 20 ans, est en effet lui aussi introuvable. Le jeune homme avait quitté vers 5h30 une boîte de nuit, également située dans le quartier Graslin.
Toute personne ayant aperçu la jeune femme est conviée à prendre contact avec le commissariat de Nantes au 02.53.46.70.00. Au moment de sa disparition, Pauline était vêtue d’un long manteau noir, d’un blue-jean, d’une écharpe verte et de bottes noires.

































