L’Arctic Sunrise et le Kapitan Mironov jouent au chat et à la souris. Le brise-glace de Greenpeace est depuis deux jours au port du Havre pour empêcher ce navire russe d’acoster. Selon l’association écologiste, il y aurait de « fortes présomptions » que ce bateau viennent récupérer des déchets nucléaires enrichis d’Areva.
Le Kapitan Mironov était attendu jeudi matin. Un autre navire devait arriver vendredi soir. Mais tous deux ont été déroutés vers le port de Cherbourg. « Ils s’enfuient comme des voleurs, déclare Yannick Rousselot, chargé de la campagne nucléaire à Greenpeace. Areva a décidément quelque chose à cacher. »
Un documentaire diffusé il y a deux semaines révélait l’existence d’une filière de stockage des déchets français en Sibérie. Depuis, Greenpeace se bat pour mettre fin à de telles pratiques.
Le ministre Jean-Louis Borloo a saisir le Haut comité pour la transparence et l’information sur la sûreté nucléaire (HCTISN). Cette instance doit pour rendre ses conclusions en janvier 2010.
En attendant, Greenpeace demande un moratoire sur les transports de matière nucléaire. Une petition est en ligne sur www.greenpeace.fr.




































