Dans quel état d’esprit envisagez-vous ces discussions d’entre-deux-tours avec le PS ?
Il y a 22 discussions différentes. La difficulté, c’est de se mettre d’accord en fonction des résultats du premier tour : il y a des régions où Europe-Ecologie est très fort, d’autres où on l’est moins. Si vous prenez l’Ile-de-France par exemple, sans nous, le PS ne peut pas gagner. C’est la même chose en Rhône-Alpes. C’est une situation nouvelle, pour le PS comme pour nous : la gauche se recompose et on ne sait pas tout de suite comment les uns et les autres vont réagir. Il faut apprendre à être vraiment au niveau des résultats.
Europe-Ecologie a fait un bon score mais le PS est en position de force. Craignez-vous qu’il en abuse ?
C’est possible. Il est certain que le PS n’est pas habitué à ce genre de situation et qu’il préfère le positionnement hégémonique. Nous entendons peser aussi bien sur les places, avec la question des vice-présidences dans les bastions où nous sommes très forts, que sur le contenu des programmes. Mais on ne pourra faire le bilan qu’à la fin des négociations.
Vous craignez que le rassemblement ne se fasse pas partout ?
Il est possible que ça ne se fasse pas dans certaines régions.
L’issue de ces discussions pèsera-t-elle sur le futur de la gauche ?
Oui. De la réussite de ce qui peut avoir lieu aujourd’hui dépendra l’avenir : on va voir si on est capable, ou pas, de bâtir un véritable partenariat. Pour construire une perspective d’avenir ensemble, il faut que tout le monde s’y retrouve. La nouvelle dynamique se dessine aujourd’hui, mais il faut vraiment qu’elle se dessine.
A voir : la vidéo où Daniel Cohn-Bendit dit "shut-up" à Frédéric Lefebvre




































