On s’oriente vers un accord national entre le PS et Europe écologie. Ce n’est pas une surprise ?
C’était prévu. C’est une majorité sortante dans la plupart des Régions et cette alliance est sur les rails depuis longtemps : cela rappelle la gauche plurielle de 1997.
Il y a quand même quelques points de friction dans les Régions…
Les négociations à propos des places sur les listes sont tout ce qu’il y a de plus classique : chacun essaie de maximiser son bénéfice. Quant aux enjeux environnementaux, il peut y avoir ici et là des désaccords, par exemple sur les lignes à grande
vitesse.
Les électeurs d’Europe écologie vont-ils massivement se reporter sur les listes communes ?
On peut penser qu’ils vont le faire dans d’excellentes proportions, même si un report électoral n’est jamais parfait. Chez les Verts, d’après les sondages, il peut y en avoir 10 % qui vont se
reporter à droite.
Le paysage à gauche est-il bouleversé par les résultats de ce premier tour ?
Il est différent dans la mesure où le score de la gauche est à une hauteur jamais vue depuis quasiment trente ans. Et la composition de cette gauche n’est plus la même que celle de la gauche plurielle, où le PS était très dominant avec deux alliés pesant à peu près autant, le PC et les Verts. Là, c’est très déséquilibré puisque le Front de gauche est plutôt à 6 % et les écologistes à 12 %. Cela change le centre de gravité. Le bon résultat d’Europe écologie met la pression sur le PS : les écologistes sont en droit d’en demander davantage. Cest surtout important pour la suite. Il reste deux ans pour tenter de s’entendre sur un programme et sur les éventuelles circonscritptions réservées aux écologistes en 2012.




































