Vous aimeriez porter des vêtements équitables, mais vous n’en trouvez pas dans les magasins ? Faites-le savoir aux grandes marques ! L’association Max Havelaar propose d’organiser une pétition symbolique en récoltant des étiquettes découpées sur vos vêtements. Une collecte nationale aura lieu samedi 27 février. On peut aussi signer en ligne la pétition "Changeons d’étiquette".
La Grande-Bretagne en pointe
Par cette campagne, Max Havelaar veut montrer qu’il y a une réelle demande des consommateurs pour cette filière de coton équitable développée depuis cinq ans. "En France, la demande est plutôt institutionnelle (La Poste, Aéroports de Paris), alors qu’en Grande-Bretagne, l’offre est bien plus importante pour le consommateur, car beaucoup de marques sont engagées", explique son directeur, Joaquin Munoz.
En Grande-Bretagne, Topshop, Marc & Spencer ou Accessorize sont pionniers du coton équitable. Près de vingt millions d’articles labellisés Fairtrade/Max Havelaar y ont été vendus en 2008. Par comparaison, Armor Lux, premier distributeur français, n’a vendu que 600 000 pièces en 2008. Joaquin Munoz souhaiterait voir des marques comme Lacoste ou Comptoir des cotonniers s’engager dans l’équitable.
Améliorer la vie des producteurs
Le coton labellisé garantit que les producteurs des pays du sud recoivent une rémunération régulière et juste de leur production en Afrique de l’Ouest, où le coton connaît une crise profonde. Les producteurs sont désavantagés par la concurrence des cotonniers américains, très subventionnés, et par les problèmes de parité entre franc CFA et dollar.
"Le commerce équitable permet d’améliorer le niveau de vie des populations. En cela, il est l’une des solutions à l’exode rural et peut diminuer les migrations internationales, explique Joaquin Munoz. Il y a souvent une confusion avec le bio. Ce sont des démarches complémentaires, car les engagements de Max Havelaar comprennent des contraintes environnementales fortes, notamment sur l’usage modéré de pesticides et l'interdiction des OGM."
Pour aller plus loin :
- Le chat de Joaquin Munoz, lors de la dernière quinzaine du commerce équitable en mai 2009
- Le commerce équitable ne connaît pas la crise
- Vraie action ou bonne conscience? Le commerce équitable en débat
Retrouvez aussi "Je pollue mais je me soigne", le blog de notre journaliste environnement.


































