De la rondeur en bouche, de la cuisse… et un petit goût de réchauffement climatique. Les vins français sont touchés par les hausses de température liées aux émissions de gaz à effet de serre. Vendredi dernier, les vignerons indépendants ont “sonné le tocsin”, en tapant sur des bouteilles lors de leur salon à Paris pour attirer l’attention sur le climat avant le sommet de Copenhague.
“Les sommeliers et les vignerons que nous avons rencontrés nous disent qu’en Bourgogne, le pinot noir n’a plus le même goût. Il est plus sucré, plus alcoolisé, moins fin”, témoigne Anaïz Parfait, chargée de mobilisation sur le climat à Greenpeace. Une sensation très nette pour le millésime 2003, année de la canicule.
L’université de Bourgogne et le CNRS ont mené des études sur le climat et le vignoble français. Sur les cinquante dernières années, ils ont noté une avancée de douze ou treize jours des dates de vendanges.
Si rien n’est fait pour enrayer le réchauffement, en 2100 les bourgognes auront la spécificité des vins méditerranéens, et le sud de la France sera trop chaud pour cultiver des vignes.



































