"Aux actes, monsieur le Président", c’est le message délivré hier par une dizaine de militants de Greenpeace, qui ont déployé des banderoles dans les tribune de l’Assemblée nationale, lors d’un débat parlementaire sur le sommet de Copenhague.

Une militante est descendue en rappel des tribunes réservées au public pour rejoindre l’hémicycle, ce qui a entraîné une interruption de séance.  Les forces de l’ordre ont ensuite entamé une course poursuite avec les militants à travers le palais Bourbon. L'hémicycle a été entièrement évacué.

Le ministre de l’Ecologie, Jean-Louis Borloo, venait d’achever son discours, plaidant pour trouver à Copenhague l’accord "le plus ambitieux des pays industrialisés".

Dans la matinée, Greenpeace avait mené une première action en hissant une banière sur le toit de l’Assemblée nationale, avec une échelle de pompier, clin d’œil à la formule de Jacques Chirac à Joannesbourg en 2002 "la maison brûle et nous regardons ailleurs".

"Sarkozy doit annoncer du concret"

"Cette phrase est plus que jamais d’actualité, souligne Karine Gavand, chargée de campagne climat pour Greenpeace France. Les seuls à pouvoir éteindre réellement l’incendu sont les chefs d’Etat et de gouvernement qui se retrouveront à Copenhague. Nicolas Sarkozy doit dès aujourd’hui annoncer des chiffres, du concret. On ne sauvera pas la planète avec de grands discours".

Greenpeace et dix autres associations réunies au sein de l’Ultimatum climatique demandent deux engagements aux pays industrialisés : la réduction de leurs émissions de 40% d’ici à 2020 et une aide aux pays en développement de 110 milliards d’euros par an pour combattre les effets du changement climatique. Une pétition lancée sur Internet (www.copenhague-2009.com) a recueilli 450 000 signatures.