Le parquet de Paris a indiqué qu'il avait classé sans suite l'enquête sur l'agression le 2 février d'une jeune fille de 16 ans devant le collège Gambetta dans le XXe arrondissement de Paris. Au cours de cet incident, trois adolescentes de 14 ans avaient été placées en garde à vue (pendant 10 heures en pyjama pour l'une d'elles), ce qui avait déclenché une polémique.
Après enquête, il s'avère que seul un garçon de 14 ans aurait participé à l'agression de la victime, blessée au nez. Les trois collégiennes mises en causes n'ont eu qu'une "présence passive" dans la bagarre.
Le parquet, contacté par l'AFP, a cependant tenu à préciser que la "garde à vue était justifiée compte-tenu du processus d'enquête". Toutefois, le préfet de police de Paris a demandé à l'Inspection générale des services, la police des polices, une enquête administrative.
Selon les parents des jeunes filles, elles ne seraient intervenus dans l'agression que pour séparer les protagonistes et non pour faire acte de violence. Le placement en garde à vue de ces adolescentes, notamment Anne, 14 ans, avait remis sous le feu des projecteurs le recours jugé trop systématique à la garde à vue en France. En outre, l'avocat de Anne a déposé plainte pour dénoncer les conditions de la garde à vue et l'usage des menottes.

































