Les douches, les bains, les lave-vaisselle et les machines à laver rejettent dans les égouts des litres d’eau tiède. La ville de Levallois-Perret, dans les Hauts-de-Seine, va tirer parti de cette chaleur pour maintenir à température l'eau de sa piscine. Une première en France, selon la Lyonnaise des eaux, instigatrice de ce projet baptisé Degrés bleus, qui sera inauguré à la mi-février.

Des plaques sous les égouts
Le principe est assez simple. Dans les rues proches de la piscine, 40 mètres carrés de plaques d’échange thermique sont installées au fonds des canalisations où s’écoulent les eaux usées entre 13 et 20 °C. Un liquide circule sous ces plaques, s’élève en température et arrive vers une pompe à chaleur. Cette pompe de 120 kW restitue une température comprise entre 60 et 65°C, qui permet de maintenir le grand bassin du centre aquatique à 28 °C pour les nageurs.

Economie de 24%
"Il y a un intérêt environnemental. Ce sont aux collectivités de donner l’exemple, affirme Sophie Deschiens, adjointe chargée de l’Environnement à Levallois-Perret. Au bout du compte, l’économie est non négligeable, autour de 24% de la consommation, soit 20 000 euros par an. " Seul bémol, cette énergie renouvelable n’est adaptée qu’aux zones très denses où le débit d’eaux usées dépasse les dix litres par seconde.