Jusqu'en juin dernier, un enseignant d'un lycée de Saint-Herblain, dans la banlieue nantaise, était connu sous le prénom de "Vincent", mais après le changement de sexe auquel il a procédé durant l'été, c'est une "Martine" qui a accueilli ses nouveaux élèves jeudi dernier.

En soi, il s'agit d'une affaire privée qui ne regarde que l'intéressé(e) et ne devrait rien avoir d'exceptionnel, si ce n'est que le professeur en question exerce au lycée Saint-Dominique, un établissement confessionnel catholique.

Interrogé par le quotidien Presse-Océan qui a diffusé cette information dans son édition du vendredi 3 septembre, Dominique Foucault, le directeur du lycée a déclaré "ce changement d'identité est un cheminement personnel qui s'impose à nous, et nous n'avons pas à nous positionner là-dessus", précisant que pour lui, la seule chose qui importe "c'est le travail au quotidien et le professionnalisme de ce professeur".

De même, un représentant de l'Association des parents d'élèves de l'enseignement libre (APEL) a estimé qu'il s'agissait "d'un choix personnel parfaitement légitime", l'association s'étant contentée de "l'accompagner afin que cette rentrée se passe de la meilleure des manières".

A cette fin, la direction de l'établissement et l'APEL avait adressé un courrier aux parents d'élèves pour les informer de la situation avant la rentrée scolaire, et le jour dit, un psychologue envoyé par le diocèse est intervenu au lycée Saint Dominique.

Dans un communiqué, la direction diocésaine a simplement indiqué que l'établissement "avait fait le choix de l'information et du dialogue en restant à la disposition des parents et en accompagnant toute demande d'élève", non sans souligner qu'elle avait "proposé au professeur concerné, dans le but de faciliter son changement d'identité, de prendre un congé de formation d'un an ou de pouvoir exercer dans un autre établissement".

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