Et si la Wallonie francophone, en cas d’éclatement de la Belgique, était rattachée à la France ? Les partis politiques défendant un tel mariage, ultra-minoritaires, n’ont pas dépassé les 2% des voix dimanche. Mais ceux qu’on appelle les "rattachistes" se sentent pousser des ailes.
"La victoire des indépendantistes flamands confirme nos analyses déjà anciennes, s’enthousiasme Paul-Henry Gendebien, co-président du Rassemblement Wallonie-France : le divorce à l’amiable est inévitable. Elle rend notre projet plus que jamais nécessaire, car en cas de scission, l’union avec la France serait la seule solution économiquement viable pour la Wallonie."
Dans les rêves de ces séparatistes, qui se présentent comme "démocrates et républicains", la Wallonie et Bruxelles deviendraient les 23e et 24e Régions de l’Hexagone. Les Français semblent en tout cas prêts à accueillir leurs voisins : 66% d’entre eux se disent favorables au rattachement dans un récent sondage Ifop. Une enquête du même institut, réalisée en 2008, révélait que 49% des Wallons pencheraient dans le même sens en cas de partition de leur pays. Mais ce fantasme est encore loin de devenir une réalité.
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