Jusqu'à présent l'Etat n'avait pas confirmé les chiffres livrés début août par les autorités moscovites sur les conséquences de la canicule de juillet. Pour la première fois le ministère russe de la Santé admet que la mortalité a bondi de 50% à Moscou et de 8,6% dans le pays, par rapport au même mois l'année dernière.

Concernant la responsabilité des autorités face à ce dramatique constat, le ministère a indiqué : "la hausse de la mortalité en juillet 2010 pourrait témoigner de l'absence de mesures adéquates dans le système de protection santé (russe) pour répondre à ces conditions extrêmes".

Si Moscou reste le lieu où la mortalité a le plus augmenté, 14 autres régions ont également eu à souffrir de la chaleur, parmi elles, on trouve la région de Nijni-Novgorod (mortalité en hausse de 20,2% au mois de juillet), la région de Vladimir (+18,4%) et les régions de Moscou et Toula (+17,3%).

En revanche, le ministère n'a pour l'instant pas donné d'indications concernant la mortalité du mois d'août, au cours duquel en plus de la chaleur, de terribles feux de forêts ont enfumé une bonne partie de la Russie occidentale, dont Moscou.