Les conservateurs reviennent au pouvoir en Grande-Bretagne après treize années dans l’opposition. A 43 ans, leur chef David Cameron est devenu mardi l’un des plus jeunes Premier ministre de l’histoire du Royaume.
La Reine d’Angleterre a confirmé dans la soirée sa nomination, mettant fin à cinq jours d’incertitudes et de négociations acharnées. Les consevateurs étaient arrivés en tête des législatives de jeudi dernier, sans toutefois obtenir de majorité absolue, apte à gouverner.
Les libdems de Nick Clegg, arrivés en troisième position, derrière le Labour, s’étaient retrouvés en position de faiseurs de roi. Gordon Brown avait annoncé lundi dans un surprenant revirement l’ouverture de négociations avec les centristes, offrant de démissionner de la tête de son parti et donc du gouvernement, d’ici à l’automne, pour faciliter les discussions.
Cela n’a pas suffi, notamment en raison du refus de nombreux élus du Labour, qui préféraient prendre acte du camouflet subi par leur parti aux élections. Gordon Brown n’avait alors d’autre choix que de démissioner mardi soir, ouvrant la voie à David Cameron. Celui-ci a déclaré hier être parvenu à un accord pour gouverner à l’aide des libdems, sans toutefois préciser sur quelle base ils se sont mis d’accord.
David Cameron avait pris la tête des Conservateurs en 2005.
Très vite, il a fait d’un “conservatisme moderne et compatissant” sa profession de foi. Il a écarté la vieille garde du parti, a rajeuni et féminisé les cadres, et a recentré les Tories, qui adoptent des thématiques nouvelles : éducation, santé, environnement. La popularité de celui qui cultive l’image d’un homme accessible, bon père de famille, dope celle de sa formation. Mais il doit désormais diriger un pays en crise, à qui il a promis de “douloureux” sacrifices à venir.








































