Comment est-tu arrivée sur Tara ?
Dès la première fois que j’ai entendu parler de ce bateau, j’ai eu envie d’embarquer. J’avais postulé pour des expéditions en Patagonie et en Géorgie du Sud, mais ça n’avait pas marché. J’ai postulé à nouveau lorsque j’étais en master d’environnement et écologie pour participer à l’expédition Tara Arctic. J’ai été embauchée comme cuisinière et j’ai fait mon stage sur le bilan carbone de la mission, avec l’appui de l’Ademe.  Je suis restée 11 mois d’affilé en Arctique !

Quelles sont tes responsabilités à bord ?
Je me suis occupée du ravitaillement avant le départ : on a un stock d’épicerie de 2-3 mois qui a été fourni par la coopérative bio « Sept épis de Lorient et Lanester ».  A chaque étape, je fais les courses pour les produits frais… et quelques spécialités locales comme le jambon à Barcelone ! Je réalise les menus et je veille à que les taches ménagères soient réalisées.

Est-ce que tu achètes toujours du bio ?
J’essaie d’acheter des produits locaux, de saison et bio quand c’est possible. Ce n’est pas toujours le cas. A Alger, par exemple, je n’avais pas l’autorisation d’aller faire les courses moi-même, on a donc du faire appel à un « Ship chandler » qui s’est occupé de faire les faire pour nous.

Quelle est ta spécialité ?
Depuis qu’on est partis, je n’ai jamais fait deux fois le même plat, alors difficile à dire !

Est-il difficile de faire de la cuisine sur Tara ?
Ça demande de l’organisation, mais quand on aime bien faire la cuisine, ce n’est pas un problème.

Tu participes aussi aux activités scientifiques ?
Oui, quand je peux je file un coup de main en effectuant des filtrations et en marquant les échantillons. Ça fait beaucoup de travail, mais ça vaut le coup d’être un peu plus fatiguée ! D'ailleurs, je suis cuisinière parce que l’expédition me plait et je partage ses objectifs de sensibilisation aux enjeux environnementaux. C’est chouette de faire partie de tout cela.