Mis à jour 16-06-2010 18:41
Biodiversité : "Promouvoir l'ingénierie écologique"
Portrait de Baptiste Regnery, qui a remporté le deuxième prix EpE-Metro 2010

Baptiste Regnery
Photo : Nicolas Richoffer/Metro
"Il ne tient qu’à nous de réinventer des modes de vie basés sur le respect de l’environnement." L’optimisme de Baptiste Regnery n’est pas béat. Au contraire, il s’appuie sur une grande connaissance du monde vivant. Etudiant à l’Ecole normale supérieure de Paris et en master II de biologie, ce passionné d’ornithologie et de botanique s’intéresse de longue date à la biodiversité. Mais c’est le prix EpE qui l’a poussé à considérer les services écologiques et l’aspect économique et social de la préservation du vivant.
"Il ne faut pas voir la nature comme un service, mais avoir conscience qu’il ne faut pas seulement préserver des espèces emblématiques, comme l’ours, mais aussi des espèces qui ont un rôle dans une chaîne", explique Baptiste.
Utiliser des processus écologiques dans l'économie
Son projet met en avant l’ingénierie écologique comme solution à la perte de la biodiversité. Il s’agit d’ " utiliser les processus écologiques pour construire une économie durable" : rétablir des haies entre les champs pour accueillir des oiseaux ou hérissons qui se nourrissent des insectes nuisibles aux cultures, maintenir des écosystèmes qui recyclent l’eau des industries, etc…
Mesurer la richesse du vivant
L’année prochaine, Baptiste Regnery entamera une thèse sur les mesures compensatoires de la biodiversité : comment développer des indicateurs pour estimer la richesse du vivant et compenser sa disparition. Une idée complexe, dont il entrevoit déjà les dérives possibles : "Cet outil ne doit pas devenir un prétexte à la marchandisation de la biodiversité. Il faut d’abord éviter les impacts. La compensation est le dernier moyen possible."
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