Célébrant la clôture de l'année sacerdotale, entachée par les révélations en série sur des scandales de pédophilie au sein du clergé en Europe et en Amérique, le pape a promis devant quelque 15.000 prêtres que l'Eglise allait "faire tout ce qui est possible" pour que les "abus" sexuels sur des mineurs de la part d'hommes d'Eglise "ne puissent jamais plus survenir".
"Il est arrivé que, proprement au cours de cette année de joie pour le sacrement du sacerdoce, sont venus à la lumière les péchés des prêtres - en particulier l'abus à l'égard des petits, où le sacerdoce chargé de témoigner de la prévenance de Dieu à l'égard de l'homme se trouve retourné en son contraire", a-t-il déclaré.
"Nous demandons avec insistance pardon à Dieu et aux personnes impliquées, alors que nous entendons promettre de faire tout ce qui est possible pour que de tels abus ne puissent jamais plus survenir".
Benoît XVI a également "promis" que l'Eglise ferait "tout ce qui est possible pour examiner attentivement l'authenticité de la vocation" des futurs prêtres, et "mieux encore accompagner les prêtres sur leur chemin, afin que le Seigneur les protège et les garde dans les situations difficiles et face aux dangers de la vie". Ces scandales entraînent "un devoir de purification", a-t-il souligné.
Pas sûr cependant que ces paroles apaisent certaines associations de victimes d'abus sexuels – et notamment le Snap, une association de victimes de prêtres pédophiles basée aux Etats-Unis - qui appellent Benoît XVI à prendre des mesures disciplinaires concrètes à l'encontre des ecclésiastiques impliqués, ajoutant qu'ils ne sauraient se contenter d'excuses publiques.






































