Après les incidents à Grenoble et à Saint-Aignan dans le Loir-et-Cher, Nicolas Sarkozy a remis la question de la sécurité au centre de son discours.
Entre autres mesures, il a évoqué le 30 juillet la possibilité de déchoir certains criminels "d'origine étrangère" de la nationalité française (lire "Sarkozy prône la déchéance") et l'idée que "l'acquisition de la nationalité française par un mineur délinquant au moment de sa majorité ne soit plus automatique".
Parmi les réactions les plus virulentes à ces propos, le porte-parole du PCF Olivier Dartigolles a écrit dans un communiqué que "notre république est en train de pourrir par le sommet".
Selon le responsable communiste, la déclaration de M. Sarkozy "marque une nouvelle étape dangereuse et indigne, dans une surenchère populiste et xénophobe" (lire "Les Tziganes déclarent "la paix" à Sarkozy").
Affirmant que la parole présidentielle est "totalement discréditée", notamment sur la question de la sécurité, M. Dartigolles estime que le président de la République a déclaré la guerre "au principe républicain et aux valeurs démocratiques".
Il ajoute que "Nicolas Sarkozy fait le choix du pourrissement, avec un cocktail explosif jouant sur les peurs", au risque de mettre en question "l'avenir même de notre démocratie".
Dans la perspective de l'élection présidentielle de 2012, il s'agit de s'opposer à ce "climat toujours plus nauséabond", conclut le porte-parole du PCF.
Suivez-nous sur Facebook et Twitter


































