Comme 300 000 femmes en France, Marie-Sophie, 30 ans, prend Diane 35, ce médicament anti-acné détourné en contraceptif. Pour la jeune femme, Diane fait partie de son quotidien, depuis maintenant dix ans. "Je me sentais à l'abri du danger", confie-t-elle à Metro. A ses amies sous pilule 3e et 4e génération, inquiètes face à la polémique grandissante, elle leur avait même assuré : "moi, tout va bien, j'ai Diane 35" ! Alors quand l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a annoncé la suspension de Diane 35 et de ses génériques d'ici à trois mois, pour la jeune femme, c'est l'incompréhension. "J'ai vu le témoignage d'une fille qui avait pris Diane pendant quatre ans, qui était comme moi en bonne santé et qui a pourtant fait un AVC. J'ai été très surprise d'apprendre qu'il y avait des risques. Moi même je ne fume pas et j'ai toujours été en bonne santé", raconte Marie-Sophie, qui a immédiatement pris rendez-vous avec un spécialiste.
Conseillée par sa gynécologue et son dermatologue
"Ma gynécologue me l'a prescrite il y a dix ans comme contraceptif, en m'assurant que Diane 35 règlerait aussi mes problèmes de peau", souligne la jeune femme. Egalement recommandée par son dermatologue, cette pilule lui a ensuite été prescrite à chaque nouvelle visite chez le gynécologue, pendant dix ans. "On me posait les questions classiques sur mon hygiène de vie, mais à aucun moment on ne m'a conseillé une autre pilule", assure la jeune femme, qui reconnaît que Diane "semblait parfaite" pour elle. "Elle n'était pas chère et elle m'avantageait physiquement", s'amuse-t-elle. Aujourd’hui, la jeune femme doit choisir un autre mode de contraception et rompre ses habitudes. Sauf qu'avec la polémique qui touche les autres pilules, "je ne sais absolument pas vers quel autre mode contraceptif me tourner".








































