En mai dernier, le numéro un mondial des micro-processeurs, Intel, a été condamné par la Commission européenne à l'amende record de 1,06 milliard d'euros pour abus de position dominante. Il a été reproché à la firme américaine de s'être servi de son statut de leader du marché pour écarter son concurrent américain AMD.
Aujourd'hui, la Commission européenne publie en détail les éléments accumulés par l'enquête menée durant neuf ans et sur lesquels elle s'est appuyée pour rendre sa décision
"Abus de position dominante"
Selon l'enquête de la Commission, durant ces sept dernières années, à des périodes différentes, des fabricants d'ordinateurs tels que les américains Dell et HP, le chinois Lenovo et le japonais Nec, ainsi que le premier distributeur de PC en Europe, l'allemand Media Saturn Holding ont bénéficié de rabais secrets, accordés par Intel, en contre partie de l'engagement des fabricants et du distributeur à ne pas ou peu commercialiser de processeur AMD.
Retard programmé
Toujours selon les éléments de l'enquête, Intel a payé les fabricants HP, Lenovo et le taïwanais Acer pour qu'il retarde le lancement de produits équipés de processeurs AMD.
Intel, qui dénonce une décision basée sur "des spéculations trouvées dans des courriers électroniques d'employés de bas niveau" et qui ignore "certaines preuves à décharge", a fait appel de la décision.
De son côté, la Commission répond avoir mené "une enquête approfondie et équilibrée".
En lien: la décision de la Commission européenne publiée sur son site.
































