Huit longues heures. C'est le temps qu'aura passé Eric Woerth, le ministre du Travail, devant les policiers enquêtant sur l'affaire Bettencourt. Lui qui s'était dit "impatient" de s'expliquer sur les accusations à son encontre devrait en avoir eu pour son compte...

Les policiers de la Brigade financière l'ont en effet interrogé de 9h à 16h45 dans les bureaux de son ministère situés rue de Grenelle, dans le VIIème arrondissement. M. Woerth est le premier membre du gouvernement à être entendu par la justice depuis l'élection de Nicolas Sarkozy en mai 2007. Son avocat a d'ores et déjà annoncé qu'il tiendrait un court "point-presse" en fin d'après-midi.

Jean-Yves Le Borgne, donc, y a annoncé à la presse que le ministre avait réitéré son rejet de l'ensemble des suspicions: "ces illusions, ces allégations, ces mensonges qui ont nourri une chronique pendant trop longtemps aient un terme", a dit l'avocat, selon lequel "les explications d'Eric Woerth le mettent complètement en dehors de la polémique".

Cette audition avait été autorisée par le Conseil des ministres le 21 juillet afin que le principal intéressé puisse enfin tenter de dissiper les soupçons nés de la révélation d'enregistrements clandestins effectués au domicile de Liliane Bettencourt par le majordome de celle-ci. Sans parler des déclarations fracassantes de l'ex-comptable Claire Thibout au site Mediapart, évoquant la remise de 150 000 euros dans une enveloppe début 2007. Le début de son impatience...

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