Une perquisition était en cours ce mercredi matin au domicile de la milliardaire Liliane Bettencourt à Neully-sur-Seine, rapporte Lemonde.fr, citant une source judiciaire.
Cette perquisition intervient dans le cadre du supplément d'information demandé par la présidente de la 15e chambre du tribunal de Nanterre, Isabelle Prévost-Desprez, qui doit juger l'artiste proche de l'héritière L'Oréal, François-Marie Banier.
Ce supplément d'information est la conséquence des enregistrements pirates de conversations entre la milliardaire et son gestionnaire de fortune, Patrice de Maistre, divulgués par le site d'information Mediapart.fr.
Selon une source proche du dossier, la perquisition aurait notamment été ordonnée pour rechercher les papiers sur lesquels les proches de Liliane Bettencourt aurait pris l'habitude de noter ce qu'ils lui demandaient d'apprendre par coeur avant ses rendez-vous importants, rapporte l'AFP.
Une requête formulée par le procureur de Nanterre, qui s'oppose aux investigations supplémentaires de la magistrate sur ces écoutes, a été refusée par la cour d'appel de Versailles le 13 juillet dernier. La juge a ainsi pu auditionner certains témoins clés de l'affaire, comme l’ex-comptable de Liliane Bettencourt, Claire Thibout.
Reste à la cour d'appel à se prononcer le 14 septembre prochain sur une autre requête allant dans le sens de celle du procureur Courroye, déposée cette fois par l'avocat de Liliane Bettencourt, Me Georges Kiejman.
Ce dernier s'est dit "scandalisé, mais pas étonné, connaissant les façons de procéder de Mme Prévost-Desprez". "Je trouve tout cela d'une brutalité inouïe et je réfléchis aux moyens de faire sanctionner" la magistrate, a-t-il poursuivi.
Le parquet de Nanterre a quant à lui ouvert trois enquêtes dans ce dossier. Dernière en date, l'enquête préliminaire ouverte pour "blanchiment de fraude fiscale" visant Liliane Bettencourt, elle découlerait également directement de la divulgation des écoutes pirates de la milliardaire, tout comme l'enquête concernant l'atteinte portée à l'intimité de la vie privée, ouverte par le parquet. Enfin une troisième enquête s'intéresse aux déclarations, faites par l'ancienne comptable personnelle de Liliane Bettencourt, Claire Thibout, sur le financement de la campagne électorale de Nicolas Sarkozy en 2007.
La Banque de France aurait enquêté
A en croire les révélations publiées sur le site internet de l'hebdomadaire Paris Match ce mercredi, l'affaire Bettencourt n'aura pas manqué d'enquêtes. Cette fois ce sont les services de la Banque de France qui auraient mené des investigations pour vérifier qu'une des banques de Liliane Bettencourt n'a pas omis de signaler des retraits d'espèces importants à la cellule de Bercy, Tracfin.
L'enquête menée par l'Autorité de contrôle prudentiel (ACP), dépendant de la Banque de France, se serait intéressée aux importants retraits en espèces, de plus de 380.000 euros, selon Marianne, réalisés au nom de Mme Bettencourt durant les quatre mois qui ont précédé l'élection présidentielle de 2007. Selon Parismatch.com, cette enquête serait terminée et aurait été ouverte avant la publication dans la presse du contenu des écoutes téléphoniques clandestines enregistrées par le maître d'hôtel de Liliane Bettencourt.
Contacté à ce sujet par Metro, la Banque de France a déclaré n'avoir aucun commentaire à faire sur le sujet.
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