De nos jours, les possibilités ne manquent pas pour s'échanger de petits messages écrits. SMS, Facebook et autres Twitter ont d'ailleurs vu un drôle de concurrent faire irruption du côté de la Bretagne. Deux aides-soignantes d'une maison de retraite de Quimper (Finistère) avaient en effet trouvé un moyen de communication d'un nouveau genre, en se laissant des messages écrits sur les fesses d'une patiente âgée et dépendante. La justice n'a pas trouvé ça drôle, et vient de les sanctionner d'une amende de 800 euros.
Les deux jeunes femmes avaient déjà été mises à pied pour une durée de quatre mois par l'établissement de Plonéour-Lanvern. Le tribunal correctionnel de Quimper les a en outre condamnées pour "violences ordinaires sur personne vulnérable", suivant ainsi les réquisitions du parquet. Le juge en charge de l'affaire en a profité pour dénoncer des "actes immatures" et l'utilisation de la retraitée "comme un objet". Les deux coupables devront aussi verser 1000 euros de dommages et intérêts.
Le début de l'histoire remonte à 2009. L'une des employées, qui badigeonnait avec de l'éosine (un produit désinfectant coloré) les postérieurs des pensionnaires de la maison de retraite, s'était amusé à écrire un message à destination d'une de ses collègues. Quelques heures plus tard, cette dernière lui répondait en utilisant le même support, à savoir les fesses d'une patiente atteinte de la maladie d'Alzheimer. Lors de l'audience, elles s'étaient défendues en parlant de "bêtise, pas de violence". Leurs avocats ont d'ores et déjà annoncé leur décision de faire appel.
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