Au fil des appels à la grève qui se multiplient, la grande journée de mobilisation générale contre le projet de réforme des retraites prévue le 7 septembre s'annonce difficile, notamment pour les usagers des transports.
Après l'appel lancé à la SNCF, c'est au tour des sept syndicats de la RATP de lancer leur mot d'ordre commun pour le mardi suivant la rentrée scolaire. A la SNCF, comme à la RATP, les principales organisations appellent à une grève d'une journée non reconductible, ce qui pourrait se traduire par une importante mobilisation. Une démarche toutefois critiquée par Sud-RATP et des syndicats de la SNCF non représentatifs au niveau national (FO, CFTC et CFE-CGC) qui prônent quant à eux un rapport de force dans la longueur.
Profs et élèves dans la rue
L'école aussi devrait connaître d'importantes perturbations avec la mobilisation attendue des enseignants de la maternelle à la terminale. Outre la réforme du système de retraites, les profs entendent protester contre les suppressions de postes dans l'Education nationale (16 000 cette année, autant en 2011). C'est le sens de la lettre que doit adresser prochainement le principal syndicat du primaire à un million de parents d'élèves.
Profs et lycéens pourront également compter sur le renfort des étudiants qui devraient battre le pavé à leur côté le 7 septembre prochain. Et ce, malgré les annonces positives faites ce jeudi concernant le maintien du cumul de l'APL et la demi-part fiscale, ainsi que l'augmentation de la durée des bourses.
Pour cette rentrée sociale, les syndicats espèrent frapper fort et dépasser le nombre de manifestants rassemblés le 24 juin dernier. Une journée d'action qui avait réuni entre 790.000 et deux millions de personnes.
Commentant les annonces faites hier par l'Elysée, le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, a déclaré sur RTL ce vendredi que Nicolas Sarkozy "s'efforçait de sortir de petits extincteurs", estimant que le chef de l'Etat était "fébrile" avant la mobilisation du 7 septembre.
Bernard Thibault a également remis en avant la question de la pénibilité, rappelant qu'une réunion "impromptue" avait eu lieu sur ce dossier entre le président, le Premier ministre et les ministres du Travail et du Budget, "laissant entendre qu'il y aurait des amendements sur le dossier de la pénibilité : donc, on n'est pas au bout de cette affaire", a souligné le leader syndical.
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