A Zurich, on ne rigole pas avec la ponctualité. Pour éviter tout abus, le centre d'appels Lido Kommunikation a mis en place un règlement draconien.

Trois caméras surveillent en permanence les employés et le règlement interne a fixé à 4 minutes le temps maximum pour une pause pipi, le temps de s'y rendre et d'en revenir inclus. Si l'employé dépasse ce délai, alors la pause pipi n'est plus incluse dans ses heures de travail. Autrement dit, elle sera décomptée de sa fiche de paie à la fin du mois.

Cela fait plus d'un an, en juillet 2008, que la société suisse a décidé d'appliquer ce nouveau règlement. Alertée par des employés, l'inspection du travail suisse a enjoint Lido Kommunikation à cesser ces pratiques mais le système serait toujours en place aujourd'hui.

Selon le syndicaliste Kaspar Bütikofer, interrogé par le site d'information tagesanzeiger.ch, d'autres mesures restrictives auraient cours dans l'entreprise : "Souvent, avant de répondre à un email ou de faire des recherches sur Internet, ils doivent appuyer sur une touche spéciale afin que leur chef voient à quoi a servi le temps passé", explique-t-il.

En outre, les employés sont payés au nombre d'appels passés. Conséquence : il arrive que certains télévendeurs raccrochent de manière abrupte au nez des clients quand l'entretien téléphonique est jugé trop long. Aussi long qu'une pause pipi.