"Ce sont des faits très graves. La victime est crédible et les policiers bénéficient, comme tout citoyen, de la présomption d’innocence." Commissaire Frédéric Peyran, directeur départemental adjoint de la sécurité publique dans les Alpes-Maritimes.
Une Toulonnaise de 26 ans, se prostituant occasionnellement à Nice, aurait été violée par trois policiers durant la nuit de mardi à mercredi.
Cette jeune mère de famille à raconté que vers deux heures du matin, avenue de la Californie, un fourgon de police avec quatre agents à bord s’était arrêté à sa hauteur.
"Les policiers lui ont demandé de monter, puis se sont dirigés vers un endroit discret", précisait lundi le procureur Eric de Montgolfier. "Ils lui ont demandé d’être "gentille avec eux" si elle ne voulait pas se retrouver au poste… Il s’agit donc de contrainte morale".
Les auteurs présumés, âgés de 29 à 38 ans, ont tous été suspendus de leurs fonctions suite au dépôt de plainte de la victime, mercredi matin.
Après avoir nié en bloc, les trois fonctionnaires accusés des viols ont finalement reconnu vendredi aux agents de l’IGPN qu’ils avaient bien eu des relations sexuelles avec la plaignante.
Mais, selon leurs déclarations, il s’agissait de relations consenties. A l’issue de leur garde à vue, tous trois ont été mis en examen pour "viol par abus de fonction", crime passible de 20 ans de réclusion. Le quatrième policier, qui n’a pas participé aux faits présumés mais était présent dans le fourgon, est poursuivi pour non assistance à personne en danger.





















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