sécurité. Les estivants peuvent bronzer sur leurs deux oreilles. Cette année, des galets jusqu’aux limites du plan d’eau, la ville de Nice déclare la guerre à la saleté et à l’insécurité sur la terre, la mer et même dans les airs ! Cet ambitieux dispositif était présenté hier. Il mobilise près de 400 hommes et femmes, dont 265 policiers municipaux et agents de sécurisation de la voie publique, pour surveiller les plages ainsi que le plan d’eau.
Sur les galets, ces policiers dissuadent les voleurs mais aussi verbalisent les usagers de la plage qui “oublieraient” leurs détritus ou leurs mégots. Quelque 330 corbeilles, vidées quatre fois par jour, sont d’ailleurs installées sur le littoral. Pour les fumeurs, 25 000 cendriers de poche vont être gratuitement distribués, et les PV tomberont pour ceux qui ne les utilisent pas. Enfin, le fameux
bateau Pélican se charge chaque matin de laver les galets avec sa puissante lance à incendie.
Des drones “antipollution”
La qualité de l’eau est également sous surveillance. Une fois par semaine, des prélèvements d’eau de mer sont réalisés sur les 27 sites de baignade de la baie des Anges. Au total, 570 analyses sont réalisées pour s’assurer de la qualité de l’eau. Elle est généralement “excellente”. Quatre bateaux de nettoyage s’activent également pour ramasser les “macrodéchets” flottants.
L’an dernier, ils en ont collecté 13 tonnes. Enfin, pour prévenir toute pollution venant de l’extérieur, un avion survole chaque jour le littoral azuréen afin de repérer d’éventuelles nappes de déchets ou d’hydrocarbures. Et l’an prochain, des drones pourraient même faire leur apparition.
Christian Estrosi, le maire de Nice, imagine déjà la mer survolée par ces petits avions sans pilote mais équipés d’une caméra directement reliée au futur centre de visionnage qui va être aménagé rue Gabriel-Fauré.






































