Bien que la Haute-Garonne ait été l’un des derniers départements de France à se doter d’un Centre d’action médico-sociale précoce (CAMSP), le bien fondé du dispositif commence déjà à être reconnu. Depuis son ouverture dans le quartier de Purpan en octobre 2008, près de 150 enfants âgés de 0 à 6 ans et présentant un retard dans leur développement, une maladie génétique ou une malformation, y ont été reçus et suivis. "Une première année de fonctionnement satisfaisante", se réjouit Marie-Pierre Lafforgue, responsable du CAMSP 31 dont le nombre de petits patients devrait doubler l’an prochain.

Accompagnement parental
La force du concept ? "Une approche transversale et globale des enfants grâce à l’intervention d’une équipe pluridisciplinaire". Pédiatre, kiné, orthophoniste, psychomotricien ou encore assistante sociale, dix-huit professionnels de la petite enfance travaillent "en cohésion" dans ce centre, co-financé à 80% par le Caisse régionale d’assurance maladie (CRAM) et à hauteur de 20% par le Conseil régional. Le vrai plus, selon Marie-Pierre Lafforgue, c’est aussi l’accompagnement parental. "On tente de les apaiser et on les associe pleinement au projet de soins de leurs enfants", explique la neuropédiatre. Un sentiment partagé par Céline Danflous, dont la petite Cléa, 11 mois, est trisomique. "Je me suis tout de suite sentie rassurée et encadrée au CAMPS, témoigne cette jeune maman qui accompagne sa fille trois fois par semaine au centre pour des séances de kiné, de psychomotricité et d’orthophonie. Les professionnels étant en contact permanent entre eux, Cléa fait des progrès beaucoup plus vite". Reste à espérer que le succès ne viendra pas engorger le dispositif, car au-delà de 300 patients, il faudra songer à embaucher de nouveaux personnels, voire à agrandir les murs…