Les dosettes de café que commercialise Christophe Baille, le propriétaire des Cafés Debout, ont comme un goût de... revanche. Trois ans après avoir subi l’arrivée de deux magasins Nespresso à quelques centaines de mètres de sa boutique de la rue Francis-Davso, Christophe Baille a retrouvé le sourire et des clients.
“J’ai perdu 30 % de ma clientèle avec l’ouverture de la première boutique Nespresso alors que tout le monde dans la profession pensait qu’ils allaient se planter. Ce qui m’a sauvé, ce sont les dégustations de café”, se souvient Christophe Baille.
S’il n’a pas l’ambition de faire vaciller de son socle le géant de l’agro-alimentaire, le propriétaire des Cafés Debout goûte tout de même son succès. “Les clients faisaient la queue pour venir acheter les dosettes et le café à placer dedans”, explique-t-il. Une des raisons de cet engouement, le prix : les 500 g de café pur arabica et le lot de cent capsules vides en plastique recyclable sont vendus 16 euros, soit 16 centimes par dosette contre 32 centimes en moyenne chez Nespresso.
Un succès rapide et un peu dû au hasard. “J’ai vu ce concept sur Internet. J’ai appelé la société espagnole qui les vend et je leur ai acheté tout le stock, soit quelques dizaines de milliers de capsules. Trois semaines après, je les commercialisais”, raconte Christophe Baille, qui reconnaît un mérite à Nespresso : celui d’avoir redonné aux Français le goût de boire un bon café.






































