Tout le monde a eu l’occasion de goûter un jour aux plats d’une cuisine collective et les avis sont souvent partagés. Aujourd’hui les cantines des écoles, des maisons de retraite, du restaurant d’entreprise ou encore des hôpitaux de la région font tous des efforts pour proposer des produits de meilleurs qualités. Cette volonté s’affiche aussi dans les objectifs fixés par le Grenelle de l’environnement qui souhaite introduire 20% de produits bios dans la restauration collective publique d’ici à 2012.


« Mais on sera loin du compte l’an prochain », explique François Ventelon, chargé de mission à l’institut régional de la qualité agroalimentaire de Midi-Pyrénées (Irqalim) qui estime aujourd’hui entre 4 et 6% la part du Bio dans les restaurants collectifs de la région.


Même constat pour André Belloc, président du comité de coordination de la restauration collective en Midi-Pyrénées : « Impossible ! Les produits Bios ne sont pas traités, cela entraine une baisse de productivité de 30 à 40 %, qui entraîne à son tour une hausse de prix de 50%. Pour la viande les prix sont majorés de 100%. Les producteurs ne peuvent pas produire plus et les collectivités ne souhaitent pas voir le prix du repas à la hausse. »


« Les collectivités et les producteurs ont la volonté de faire du Bio, mais il faut maintenant rapprocher deux secteurs qui ne se connaissent pas », précise François Ventelon.