C'est une sacrée récompense. A l'instar des prix littéraires qui boostent les ventes d'un livre, cette troisième toque sur la tête du Sebastopol est aussi un formidable coup de pub pour le restaurant lillois. Jean-Luc Germond préfère parler de reconnaissance. "Cela prouve que l'on fait du bon travail, estime-t-il. Ce n'est pas arrivé du jour au lendemain". Installé depuis 1994 à deux pas du théâtre après avoir été chef de cuisine au Flambart, rue d'Angleterre, Jean-Luc Germond voit aussi sa vision de la cuisine mise à l'honneur avec ces trois toques. "Nous servons une cuisine de gastronomie française ou l'on respecte les saveurs et les cuissons, poursuit le chef. C'est une cuisine qui me ressemble forcement."
"Le bonheur d'être au fourneaux..."
C'est aussi une sacrée belle histoire. Issu du milieu agricole normand, rien ne prédestinait Jean-Luc Germond à exceller dans l'art culinaire. "J'ai toujours voulu faire un métier de création. D'abord caricaturiste, puis ébéniste mais chaque fois en m'en a détourné. Alors à 16 ans j'ai décidé d'être cuisinier. " A 58 ans sa passion est aujourd'hui intacte. "Mon travail est un plaisir, il n'y a pas de fatigue, pas de lassitude", poursuit-il. Mais l'ingrédient majeur dans la recette du succès, c'est avant tout le bonheur d'être au fourneaux... "Dans un restaurant le chef, le personnel et les clients doivent être heureux », confie Jean-Luc Germond. On peut même lui donner toutes les toques du monde, le plus important reste de régaler ses visiteurs. "Un client qui dit merci et à bientôt, il n'y a pas de plus belle récompense pour un chef."






































