Pour Michel Vauzelle, il faut négocier une “sortie de crise”. C’est en ces termes que le président de la Région et celui de la SNCF, Guillaume Pépy, ont convenu de mettre sur papier les conditions d’un retour à une vraie qualité de service sur les rails. lls engageront d’ici à l’automne un protocole “afin d’améliorer significativement et durablement” la circulation des trains. En 2009, 15 960 trains avaient été supprimés sur l’ensemble des axes régionaux, à cause de grèves et de dysfonctionnements. Soit encore une hausse de plus de 14 % par rapport à 2008. De quoi attiser la colère des usagers, dont certains se sont réunis en collectifs, à l’image des Naufragés du TER Grasse-Vintimille. Michel Vauzelle a lui aussi tapé du poing sur la table plusieurs fois contre la SNCF, à qui la Région verse chaque année plus de 200 millions d’euros. “Elle est incapable de produire la qualité de service à laquelle elle s’est engagée contractuellement”, avait-il fustigé. Aujourd’hui, “dans une atmosphère constructive”, les deux entités semblent vouloir s’engager fermementvers un retour à la normale. “Nous allons, dans les semaines qui viennent, définir ensemble les modalités d’un plan de redressement”, assure Guillaume Pépy, dans le communiqué. Le premier objectif de ce plan sera d’atteindre, d’ici à la fin 2011, les objectifs de qualité du contrat d’exploitation qui lie la SNCF à la Région jusqu’en 2016.