" Dans la région, la découverte d'une séropositivité se fait pendant la trentaine. » Laetitia Lapie, chargée de mission du Crips (Centre régional d’information et de prévention sida) veut faire passer le message : le relâchement des comportements dans le Nord-Pas-de-Calais concernent principalement les adultes. « Il y a énormément de prévention chez les jeunes, poursuit-elle. Pour les adultes, plus on vieillit, moins les rapports sont protégés. Chez eux, le sida est souvent considéré comme une maladie de jeunes. »
Aujourd'hui, le Nord-Pas-de-Calais se caractérise par beaucoup de contaminations via des relations hétérosexuelles et également par des dépistages tardifs : « Environ 15% des dépistages se font alors que le virus en est déjà au stade sida », souligne Laetitia Lapie, qui en appelle à plus de responsabilité. Autres spécificités régionales : les pratiques homosexuelles à risque augmentent fortement, et la syphilis a fait sont retour dans le Nord-Pas-de-Calais, qui se classe en deuxième position nationale.
Alors qu'actuellement, plus de 2 000 personnes vivraient avec le virus – sans compter les nombreux Nordistes qui ne font pas le test –, une nouvelle campagne régionale d’été de prévention démarrera cette semaine. Durant deux mois et demi, les professionnels de la lutte contre le sida, épaulés de bénévoles et de volontaires, se relaieront sur divers lieux fréquentés : festivals de musique, meetings sportifs, bases de loisirs, bars, discothèques, campings. Ils distribueront des préservatifs et des plaquettes de documentation, et ils inciteront au dépistage. Rens. www.chti-attitude.org






































