Devant le collège César-Franck (IIe), ce jeudi matin, deux policiers gardent la porte à l’heure de la reprise. Et pour cause : sept élèves inscrits dès le mois de juin pour entrer en classe de sixième se sont vu interdire l’accès de l’établissement. “Cette situation est révoltante”, s’insurge Elif Demirdoy, mère d’une des élèves recalées. Malgré la proposition de l’encadrement pédagogique de garder sa fille pour la journée, cette maman divorcée cherche une solution sur le long terme.
Dans un mouvement de solidarité, l’ensemble des parents fait face et obtient un rendez-vous au rectorat de Paris, encadré par les représentants de la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE). Selon Roberta Bernard, adjointe au maire du IIe arrondissement chargée de la vie scolaire, présente au rectorat, il y a eu “un dérapage d’évaluation” entre la direction des affaires scolaires de la Ville (Dasco), qui gère l’organigramme des effectifs des élèves, et le rectorat de Paris.
Ce dernier a privilégié sept dérogations “pour des raisons sociales” et quatre autres pour intégrer une classe qui propose l’italien en seconde langue. Bilan : les parents d’enfants lésés ressentent une injustice.Après le rendez-vous avec Philippe Fatras, inspecteur d’académie chargé du second degré, deux décisions ont été prises.
La première est de réorienter quatre élèves dans différents collèges du VIe et du IXe arrondissements. La seconde : mettre en place dès le mois d’octobre une cellule pour étudier les besoins scolaires du quartier et l’évolution démographique qui semble avoir pris tout le monde
de court.

































