Avec sept kilomètres avalés en moins de dix minutes, Rhônexpress a montré aux élus, lors d’un voyage pré-inaugural vendredi, l’efficacité de ce nouveau tramway. A peine sortie du centre de maintenance de la zone industrielle de Meyzieu, la rame a emprunté la nouvelle voie, atteignant les 100 km/h avec aisance.
L’ouverture de cette ligne de tram qui relie, pour la première fois en France, un aéroport à un centre-ville est prévue officiellement en août. Mais le président du conseil général, Michel Mercier, a suggéré en séance départementale de repousser l’ouverture à l’automne, une fois les travaux d’accès au Grand Stade réalisés.
Quoi qu’il en soit, la société Rhônexpress a prouvé qu’elle n’était pas en retard sur son programme. A l’arrivée à l’aéroport Saint-Exupéry, le tramway aura son terminus à la gare TGV. Manquent encore les quais et les escalators, qui doivent être achevés en juillet. La société privée vise un million de passagers par an, soit 165 000 passagers supplémentaires par rapport à Satobus.
Cette dernière souhaite également s’approprier 13 % des voyagse entre Lyon et l’aéroport, contre 9 % pour le bus actuellement. Mais le prix du billet reste dissuasif : 14 euros l’aller simple, contre 8,90 euros pour Satobus. L’argument qui fait mouche : garantir un temps de trajet de trente minutes. Mais qu’en sera-t-il les soirs de match, où il est prévu des navettes T3 toutes les minutes ?






































