A Auron, point de division. Après un été marqué par des débats houleux, l’UMP a joué la carte de l’union lors de sa rentrée politique parrainée comme l’an dernier par Xavier Bertrand. “Ma tâche est difficile car je dois être le garant de l’unité”, a reconnu le secrétaire général du parti présidentiel. Un thème également au cœur du discours de Christian Estrosi : “La division est une maladie mortelle”, a lancé le maire de Nice et président de la fédération des Alpes-Maritimes, département le plus sarkozyste de France en 2007.
"Prenons l’antibiotique de l’unité, même si, mes chers amis, ici vous n’en aurez jamais besoin.” Difficile, en effet, de trouver des voix discordantes parmi ceux qui ont fait le déplacement. Les militants sont “à 100 % derrière le Président”, à l’image d’Antoine, un retraité établi à Menton qui estime même que “Sarkozy devrait être encore plus sévère avec ceux qui caillassent les policiers : il faudrait leur envoyer les légionnaires”.
Tous unis derrière Nicolas Sarkozy, c’était dimanche une réalité à Auron. Certains observateurs notaient cependant le nombre important de parlementaires absents. Le député-maire d’Antibes, Jean Leonetti, était au congrès du Parti radical. Les députés de Nice Muriel Marland-Militello et Rudy Salles étaient souffrants. En revanche Michèle Tabarot, députée-maire du Cannet (proche de Jean-François Copé) et Lionnel Luca, député UMP (tendance électron libre), ont brillé par leur absence dimanche.
Au contraire, celle de René Vestri est passée presque inaperçue. Assez logique vu les relations délétères qu’entretient le sénateur-maire de Saint-Jean-Cap-Ferrat avec les leaders locaux de l’UMP. Mais tout le monde a remarqué l’arrivée de son ami et voisin, le maire d’Eze. Il faut dire que Stéphane Cherki a pris l’habitude de se rendre à Auron en hélicoptère.






































