Depuis plusieurs jours, des voix se sont élevées autour de l’élaboration des listes et de la stratégie de campagne d’Azouz Begag. Mais lundi soir, c’est le dérapage avec l’envoi à la presse d’un faux mail incendiaire écrit par des “militants” mais envoyé sous le nom de Thomas Rudigoz, un des soutiens de Begag. “On a usurpé mon identité. On a utilisé mon nom pour salir mon image et nuire à la campagne. Je démens les propos qui me sont attribués”, explique Rudigoz, qui a décidé, tout comme Azouz Begag, de saisir le procureur de la République pour retrouver les auteurs. “Il y a des gens qui ne souhaitaient pas ma candidature. Cela déclenche des haines, y compris raciales. Je m’y attendais”, a commenté Azouz Begag.
Begag persiste
Les militants frondeurs dénoncent ce faux mail. Mais plusieurs d’entre eux, dans un courrier adressé à Bayrou, affichent leur intention de bouder la campagne en exerçant “une clause de conscience et un droit de retrait”. “Cela fait six mois qu’on dit qu’il y a des problèmes. Ce n’est pas une question de personnes, mais de méthode, souligne Stéphane Sacquépé, membre du bureau du Modem du Rhône. On doit faire passer un message clair avec un programme précis. On appelle à un sursaut.” Cette frange de centristes craint la répétition du scénario des municipales. A Lyon, Begag avait fini par jeter l’éponge et le Modem avait éclaté. “Nous ne sommes pas différents des autres partis. Là où il y a une lutte pour les places, il y a des déçus”, tempère Azouz Begag, qui affirme qu’il déposera bien sa liste lundi ou mardi prochain.






































