Après l'annonce mardi de Robin Leproux, président du PSG de ne plus vendre de billets à ses supporteurs en déplacement et de ne pas faire appel en cas de huis clos infligé par la Ligue ,les sanctions continuent de tomber à l'encontre des supporters du PSG.
Mercredi, Nicolas Sarkozy a condamné "avec la plus grande fermeté" les violences entre supporteurs parisiens et a demandé au gouvernement d'être extrêmement réactif et très ferme dans la riposte face à des actes inacceptables".
Brice Hortefeux, ministre de l'intérieur, a annoncé le renforcement de la lutte contre le hooliganisme avec des interdictions administratives de stade (IAS) qui pourront être portées à six mois.
L’usage de fumigènes dans les enceintes sportives deviendra lui un délit. Rama Yade, secrétaire d'Etat aux sports a estimé que "la dissolution d'associations de supporteurs ne devait pas être exclue".
Pour sa part, Grégory Coupet, gardien de but du PSG, a avoué, qu'à "l'heure actuelle, il n'amènerait pas ses enfants au Parc des Princes" regrettant qu'on ne parlait "plus de sport ou de PSG mais de gangs qui s'affrontent, sans codes et dignité dans la bagarre, pour des histoires de suprématie".
Le joueur a salué le "courage" et la "poigne" du président du club et a souligné la nécessité "que tout le monde s'y mette". "Les groupes d'extrême droite se sont servis du sport pour développer un certain nombre de pratiques, a regretté Jean Vuillermoz, adjoint PCF au maire de Paris chargé des sports. Quand les résultats du club sont mauvais, ils peuvent trouver un terrain beaucoup plus propices à une certaine violence. Cela gagne aujourd'hui un peu plus de gens".
L'adjoint, a proposé mardi de prolonger les IAS. Il a été suivi mercredi par les députés UMP Richard Mallié et Bernard Depierre qui déposeront dans les prochains jours une proposition de loi visant à mieux réprimer la violence dans les stades.
"Il est indispensable d'alourdir les sanctions à l'encontre des fauteurs de troubles comme c'est déjà le cas en Angleterre, en Suisse ou en Italie où ça marche!" affirment les deux députés qui demandent que la durée des IAS soit prolongée de 6 à 24 mois, et à 36 mois en cas de récidive.






































