Depuis quelques semaines la grogne gagne le personnel hospitalier. Ce mardi, la place Saint Etienne devant l’ARH (Agence régionale d’hospitalisation) a vu défiler le SAMU le matin et les infirmiers l’après-midi. En grève depuis le 26 décembre dernier, le ministère de la santé leur demande de repasser un concours dont ils sont déjà titulaires, les régulateurs du SAMU réclament une meilleure reconnaissance de leur statut et peinent à se faire entendre de Roselyne Bachelot.

Il y a quelques jours ils ont campé durant trois nuits place du Capitole et organisé ce mardi un déjeuner campagnard devant l’ARH. « On s’est moqués de nous », regrette Stéphane, un des 38 régulateurs de la plate-forme toulousaine qui reçoit entre 800 et 1000 appels par jour. Depuis une semaine la colère est montée d’un cran puisque les régulateurs ne délivrent plus aucune facture des prestations du SAMU. Conséquence : le CHU n’enregistre plus de rentrées financières de la part du SAMU.

Un geste qui ne devrait pas rester isolé, les régulateurs ayant promis des actions spectaculaires dans les prochains jours. Aussitôt le déjeuner avalé, place aux infirmières qui ont choisi de défiler de la place Esquirol à la désormais incontournable place Saint Etienne ! Au centre de la grogne : la création d’un ordre dédié aux infirmières au même titre que les avocats ou les médecins.

« La profession possède déjà un cadre législatif et juridique, cela ferait double emploi », dénoncent Dominic, Audrey et Virginie, infirmiers au centre hospitalier de Lavaur (Tarn). D’autant que la naissance de cet ordre professionnel se double d’un appel à cotisation obligatoire …. de 120 euros par an ! Certains avouent avoir brûlé le dossier et préfèrent insister sur la pertinence et légitimité de leur diplôme.