Dans les sous-sols de la Préfecture de police de Paris, sur l’Ile de la Cité (IVe), dans la salle TNPS17 (Transmission Neutre Police Secours), le téléphone ne cesse de sonner. Une quarantaine de personnes s’y relaient pour assurer la permanence du 17. L’année dernière, le numéro a reçu 528 208 appels (avec une moyenne de 1 447 par jour), dont 314 247 non urgents (60%). "Certains appellent pour avoir des renseignements administratifs, d’autres pour avoir le numéro d’un plombier, d’un serrurier et même parfois l’adresse d’un restaurant, raconte le Major Kubiak, adjoint chef d’unité TNPS. Le 17, c’est Police secours, tout appel doit avoir un caractère urgent nécessitant l’intervention de la police."

Chaque appel superflu peut causer préjudices à une personnes réellement en danger. En 2009, 125 531 appels concernaient une demande de renseignement, 72 579 appels ont raccroché, 23 849 étaient incohérents, 19 761 étaient destinés à la fourrière, 5 207 étaient plaisantins, 1 575 étaient des insultes et 21601 étaient fantaisistes. "Les appels plaisantins sont du type alors "cotcotcot, comment ça va les poulets" et qui raccrochent, précise le Major Kubiak, les fantaisistes sont plutôt ceux de déséquilibrés. Quant aux insultes, on a de tout… Que les gens se méfient, tous les numéros passés au 17 s’affichent et les mauvaises blagues sont passibles de PV ou d’amendes". La campagne contre les appels abusifs lancée ce jeudi et qui concerne également Samu de Paris (15) et la Brigade des Sapeurs pompiers de Paris (18), devrait dissuader certains de composer ces numéros pour rien.