Après les accords d’Evian le 18 mars 1962 et l’indépendance de l’Algérie le 5 juillet 1962, des centaines de milliers d’hommes, femmes et enfants quittent l’Algérie pour la France. La plupart s'embarquent sur les paquebots de la Compagnie Générale Transatlantique, de la Compagnie de Navigation Mixte, de la Société Générale des Transports Maritimes et de bien d’autres compagnies qui ont participé à cet exode réalisé dans l’urgence. La traversée est souvent vécue par les personnes embarquées comme un cauchemar. D'autant que chaque famille a dû rassembler les souvenirs de toute une vie dans une à deux valises.
Ce sont les souvenirs de cette traversée, à la fois via des témoignages, des photos et des films d'archives que l'association French Lines fait renaître à travers une exposition accueillie jusqu'au 16 février à Allauch. L'exposition s'articule autour d'une dizaine de panneaux expliquant le rôle des compagnies maritimes chargées d'effectuer les traversées, l'arrivée en France et l'accueil indifférent quand il n'est pas carrément hostile des métropolitains à l'égard des pieds-noirs. D'autres aspects méconnus sont également abordés, comme le pont aérien mis en place entre la France et l'Algérie (près de 40 % des rapatriés ont rejoint la métropole via l'avion selon Christelle Harrir, responsable des expositions au sein de l'association French Lines) ou le rôle de la Marine nationale qui a participé au rapatriement, en particulier avec le porte-avions Lafayette.
"Les valises sur le pont - 1962, ils ont quitté l'Algérie". Jusqu'au 16 février à la Galerie du Vieux Bassin d'Allauch (montée Félix Barret).






































