“Courage madame Pécresse, vous pouvez y arriver !” lance un vieux Monsieur distingué à la candidate UMP à la sortie du RER A, à Saint-Germain-en-Laye (Yvelines). “Je viens vous voir en voisin, annonce un autre. Cet été, vous avez passé vos vacances près de chez moi !”

En faisant escale dans cette commune avec sa tête de liste départementale, David Douillet, Valérie Pécresse sait qu’elle est en territoire connu. Sa liste y a remporté 44,6 % des voix, loin devant le PS (17,9 %). C’est pourtant l’une des étapes qu’elle a choisies dans le cadre d’une grande journée dans les transports.

Partie de la “gare sinistrée” de Massy (Essonne) sur l’axe du RER B, la ministre candidate devait se rendre en fin de journée à Garges-lès-Gonesse (Val-d’Oise), une ville où le maire UMP a “conduit une magnifique politique de rénovation urbaine”. Ce qui n’a pas empêché les habitants d’y placer le PS largement en tête (35,85%).

Pour la chef de file de l’UMP, aucun territoire ne doit être oublié, y compris les Yvelines. Dans ce fief, l’abstention a atteint 54,6 %. “L’abstention est partout et il y a une question cruciale de mobilisation. Je veux dire à ceux qui n’ont pas voté pour nous ou qui se sont abstenus que leur message a été entendu. Le second tour, ce sera pour ou contre dix-huit ans d’immobilisme à la Région.”

“Même ici, il faut aller chercher les voix, confirme Cyrille, jeune militant UMP de Chatou. Huchon est responsable de l’abstention parce qu’il n’a rien fait pour les Yvelines. Nous avons confiance.”