"Nous n’avons plus de contacts direct avec les surveillants. Il y a un rapport totalement déshumanisé" Gaël Candela, président de la commission du droit pénal au Barreau de Lyon
La prison de Corbas continue de faire parler d’elle. Cette fois, ce sont les avocats qui montent au créneau. Ils dénoncent la situation des parloirs pour avocats dans l’établissement. Le nombre de gardien affectés serait nettement insuffisant. “Le premier problème, c’est notre sécurité, explique
Me Gaël Candela, avocat et président de la commission du droit pénal au barreau de Lyon. Les box sont fermés de l’extérieur avec un bouton d’alerte, mais il n’y a qu’un seul gardien affecté à Corbas, contre deux avant à Perrache.” “On avait demandé deux postes à Corbas sur cette zone très spécifique, confirme Emmanuel Chambaud délégué Unsa Pénitentiaire, mais l’administration n’a pas souhaité pour des raisons budgétaires.” Il dénonce les sous effectifs “chroniques” dans l’établissement.
Ce manque de personnel impacte l’organisation et la tenue des parloirs entre les avocats et leurs clients. Les délais sont rallongés, parfois de plusieurs heures. “Il nous est arrivé de nous déplacer, sans qu’on puisse finalement rencontrer nos clients” précise Me Gaël Candela. Le contrôleur général des prisons a été informé de ces dysfonctionnements par le barreau de Lyon. Contactée par Metro, l’administration pénitentiaire n’avait pas donné suite à nos demandes.





















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